Jetons de l'Ancien Régime

Jetons de l'Ancien Régime

Nicolas Hector, prévôt des marchands de Paris

Nicolas Hector, prévôt des marchands de Paris
Nicolas Hector, prévôt des marchands de Paris :



laiton ; 28 mm

atelier : Moulin des étuves ; graveur indéterminé

non daté ; non signé

F.3482 / M.1090 / L.3622 / C.2333

collection personnelle



a/ une grande nef à gauche aux voiles carguées guidée par un marin debout à la proue tenant une boussole ; en arrière-plan, une côte rocheuse sous un ciel étoilé et à gauche une étoile plus grande dardant ses rayons ;


 légende " STELLA.REGIT.NAVTAS.DNI.MADATA.MINISTROS " avec rose initiale



r/ Nicolas Hector assis à gauche, coiffé d'un pétase et tenant un gouvernail du bras gauche, la main droite posée devant lui sur une table portant un coffret (?), au-dessus, une étoile à cinq rais dans les nuées ; à l'exergue, deux rameaux posés en sautoir ;


légende " DVM.CLAVVUM.RECTVM.TENEAM. "



Bien que ne portant ni nom ni armoiries, ce jeton peut être attribué à Nicolas Hector seigneur de Perreuze avec une quasi certitude. Ce dernier a en effet fait frapper cinq autres types de jetons où figurent son nom, ses armes, ses initiales ou une combinaison de ces éléments et dont trois présentent ce même revers agrémenté de la devise " DVM CLAVVM RECTVM TENEAM ". Ces cinq types présentent des dates s'échelonnant de 1586 à 1588, période durant laquelle Nicolas Hector occupa la charge de prévôt des marchands de Paris. Il est d'autant plus logique de dater ce jeton de ce même intervalle ; ce que corrobore la présence de la nef parisienne à l'avers, rappelant la fonction municipale dont Nicolas Hector était alors nanti. De Nicolas Hector on sait peu de choses hormis qu'il fut conseiller du roi en son Conseil d'état, qu'il accéda en 1567 à la charge de maître des requêtes de l'Hôtel du roi et qu'il fut prévôt des marchands de Paris de 1586 à 1588. On sait aussi qu'il fut démis de cette charge en mai 1588 et fut emprisonné jusqu'en juillet de la même année puis fut banni de la capitale sans qu'on en connaisse la raison précise. Mais vu le climat politique de l'époque, où le pouvoir du roi était disputé par les ligueurs, il n'est pas déraisonnable de penser que sa fidélité au roi joua un rôle dans sa disgrâce.







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